NAPOLÉON, FIGURE ÉTERNELLE DU CINÉMA
Une conférence de David Chanteranne, historien et historien de l'art Samedi 11 juillet 2009, à 16 h, au château de Malbrouck (auditorium) - Manderen Accès à la conférence sans supplément de prix
Depuis plus d’un siècle, la relation qu’entretient le personnage de Napoléon avec le cinéma est on ne peut plus paradoxale. Quel amour impossible, pense-t-on de prime abord, entre l’original et une copie, entre l’homme et son reflet, fût-il aussi ressemblant et talentueux que tous les comédiens qui se sont succédé dans l’habit de l’Empereur. Et pourtant, d’Émile Drain jusqu’au récent Philippe Torreton, de Jean-Louis Barrault à Patrice Chéreau en passant par Charles Vanel, Charles Boyer, Raymond Pellegrin, Daniel Gélin, Gérard Oury, Pierre Mondy, Julien Bertheau et Jean-Marc Thibault, toutes les générations de comédiens français ont offert leur talent et se sont approprié sa redingote et son bicorne légendaires. Et à l’étranger, des excès formidables de Marlon Brando dans Désirée en 1954 ou des folies sublimes de Rod Steiger dans le Waterloo de 1970 produit par Dino de Laurentiis, on peut se demander quel autre homme de l’histoire aurait pu noircir tant de pellicules. Quel autre, surtout, aurait su être l’objet de tant d’idolâtries, de ferveurs politiques ou de haine ? Rien d’étonnant alors de compter, au total, quelque sept cents films le concernant. Historien et historien de l’art, diplômé de l’université de Paris-Sorbonne, David Chanteranne est rédacteur en chef des magazines Napoléon Ier, Napoléon III et Guerre d’Algérie. Rédacteur en chef de la Revue du Souvenir Napoléonien, élève de Jean Tulard, il est également l’auteur de livres et articles sur la période du Consulat et de l’Empire.
UN STYLE POUR UN EMPIRE
Les arts décoratifs à l'époque de Napoléon Une conférence de Karine Huguenaud, historienne de l'art Samedi 18 juillet 2009, à 16 h, au château de Malbrouck (auditorium) - Manderen Accès à la conférence sans supplément de prix
Le style Empire correspond à l’apogée du néo-classicisme en France. S’inscrivant dans la continuité des styles qui le précédèrent – Louis XVI ou Directoire – il s’en affranchit peu à peu pour évoluer vers une forme plus majestueuse, synonyme de grandeur impériale. L’épanouissement des arts décoratifs à cette période s’est conjugué à l’émergence d’une société nouvelle. Après la Révolution, une nouvelle classe sociale, récemment enrichie, participe à ce renouveau des arts somptuaires, bientôt imitée par le Premier Consul. En relançant les commandes, en imposant aux grands dignitaires un éclatant train de vie, Napoléon stimule l’artisanat de luxe, véritable facteur de prospérité économique. Le rétablissement d’une cour habituée à vivre dans l’opulence favorise ainsi un véritable âge d’or des arts décoratifs, dont on présentera quelques-unes des plus belles réalisations. Karine Huguenaud, historienne de l'art, est responsable des collections de la Fondation Napoléon, à Paris, et chargée des expositions qu'organise cette institution. Elle a assuré (avec Bernard Chevallier et Philippe Hoch) le commissariat de l'exposition Splendeurs de l'Empire. Autour de Napoléon et de la Cour impériale. Auteur de nombreux articles, Karine Huguenaud a écrit deux livres : Balades napoléoniennes dans Paris (Paris : Nouveau Monde éditions, 2006) et Guide du collectionneur napoléonien (Saint-Cloud : Napoléon Ier éditions, 2007).