un site du conseil départemental de la Moselle

Introduction

Situé au coeur du Pays des Trois Frontières,
le Château de Malbrouck, site Moselle Passion, propose depuis 1998
une programmation culturelle riche dans un cadre exceptionnel
 
1-1-1PRESENTATION
 
Le Château de Malbrouck à Manderen, site Moselle Passion propriété du Conseil Départemental de la Moselle, classé Monument historique, est situé aux frontières de l'Allemagne et du Luxembourg. Unique en Lorraine, la bâtisse offre l’occasion de découvrir l’architecture et la vie au Moyen Âge. Des visites guidées, des parcours ludiques et des ateliers y sont proposés ainsi qu’une exposition consacrée aux Samouraïs et aux chevaliers, des salles d’exposition permanente, des animations, des locations d’espaces, un cercle des partenaires, une boutique, un Café, etc.
 
À l’origine appelé "Château de Meinsberg", il est édifié au début du XVe siècle (1419 – 1434) par le chevalier Arnold VI de Sierck. Au cours des siècles qui ont suivi, quelques événements ont marqué son histoire. En 1705, le duc de Marlborough y tient un siège durant la guerre de succession d’Espagne.

En 1930, le château est classé Monument historique. Il est racheté en 1975 par le Conseil Général de la Moselle qui décide de le restaurer en 1988. Cinq tranches de travaux s’enchaîneront de 1989 à 1998, pour redonner vie au Château. Une dizaine de corps de métiers différents se sont relayés pendant près de dix ans, avec parmi eux, de nombreux Compagnons du Devoir.
 
1-1-1avantapressepiaversjaune
 
Après avoir été le deuxième « chantier Monument historique » de France, le site est ouvert au public en septembre 1998 et prend le nom de "Château de Malbrouck".
Outre son histoire et son architecture remarquable évoquées dans une muséographie permanente, le Château de Malbrouck propose à un large public une programmation variée et de qualité. Depuis son ouverture, plus d’1,5 million de visiteurs ont ainsi pu y découvrir de nombreux spectacles à travers un large choix de festivals ainsi que des expositions exceptionnelles telles "Ousmane Sow" (2004), "Dragons" (2005), "Merveilleux" (2007 et 2008), "Splendeurs de l’Empire. Autour de Napoléon et de la cour impériale" (2009), "Niki de Saint Phalle" (2010), "Doisneau" (2011), "Ben" (2012), "Brassens" (2013), "L’art des jeux et des jouets" (2014).

En 2015 et 2016, une exposition exceptionnelle intitulée "Samouraïs et chevaliers" y a été présentée jusqu'au 30 octobre 2016. On y trouvait près de 300 pièces provenant de collections publiques et privées prestigieuses. L’exposition, construite autour d’un noyau central constitué par la collection exceptionnelle de Gregg Riffi (près de 120 pièces prêtées), a mis en valeur des armures européennes et japonaises qui sont de véritables chefs-d’œuvre : cuirasses, casques, masques, armes, etc., ainsi que des estampes, des gravures, des objets d’art, des vidéos constituées d'extraits de documentaires ou de films. Le visiteur a été invité à découvrir, à travers un parcours original, ces mondes si particuliers des samouraïs et des chevaliers, où s’opposent l’ombre et la lumière émanant d’hommes de guerre qui exercent, de nos jours encore, une certaine fascination.

Histoire

Découvrez les périodes importantes et les grands évènements qui ont fait
du Château de Meinsberg le Château de Malbrouck
 

Du XVe au XVIIIe siècle : le Château de Meinsberg.

1-1-2gisantpetitEn 1419, Arnold VI de Sierck (1366-1455) obtient du duc de Lorraine Charles II, l'autorisation de bâtir un château sur la colline surplombant la commune de Manderen. Commencés en 1419, les travaux s’achèvent en 1434, année où le château est déclaré en mesure de soutenir un siège. Il est mis au service de l’archevêché de Trèves. Arnold VI devient seigneur de Sierck et de Meinsberg puis comte du Saint Empire romain germanique en 1442. Il est ainsi l’un des personnages les plus influents du duché de Lorraine. Il construit le château de Meinsberg comme l’affirmation de sa puissance et de la réussite de sa famille. Son fils Jacques III y est sacré archevêque de Trèves en 1439, fonction ecclésiastique la plus importante de la région. Le Château de Meinsberg est donc le centre de gestion de cette seigneurie, là où s’exercent la haute justice et le pouvoir seigneurial d’une famille comtale dont la renommée s’étend de la Lorraine à Coblence. En 1492, à la mort du dernier des fils d'Arnold VI de Sierck, la seigneurie et le Château de Meinsberg passent par héritage à la famille des contes de Sayn, originaires de la région de Coblence, puis aux comtes de Sultz à la fin du XVIe siècle. Au début du XVIIe siècle, le Château de Meinsberg est ravagé par la guerre de Trente ans (1618-1648) et transformé par la suite en exploitation agricole.

Le passage du Duc de Marlborough surnommé Malbrouck

1-1-2VilarsMalb

Le Château de Meinsberg se retrouve au premier plan de la scène internationale en 1705, au cours de la guerre de succession d’Espagne (1701-1714). Ce conflit européen voit le jour à la mort sans postérité du roi d’Espagne Charles II et à son testament qui léguait le royaume d'Espagne à Philippe d’Anjou, le petit-fils de Louis XIV. Cette succession mal accueillie par les grandes puissances européennes, provoque l'alliance de l'Empire, de l'Angleterre, des Provinces-Unies et des princes allemands, si bien que la France se retrouve "t-en guerre" contre une Europe coalisée et confrontée à l'un des plus brillants stratèges de l'histoire, John Churchill, duc de Marlborough, que les Français surnommeront Malbrouck.
Au début de l'année 1705, le duc de Marlborough prépare son plan d'invasion en passant par la vallée de la Moselle et rassemble une armée de 100 000 hommes à Trèves. Au mois de juin, il dispose cette armée aux portes du royaume de France, au château de Meinsberg, où il installe son quartier général. Face à lui, côté français, le maréchal de Villars s'apprête à défendre la frontière avec moins de 50 000 hommes. À un contre deux, le maréchal de Villars ne peut se permettre d'attaquer. Malbrouck, lui, choisit d’attendre le renfort du prince de Bade. Le face à face dure ainsi une dizaine de jours, sans nouvelle des renforts promis et surtout sans ravitaillement pour l'armée de la coalition. Finalement, faisant face aux nombreuses désertions dans ses rangs et à la défection du prince de Bade, le duc de Marlborough se résigne à quitter la place sans livrer bataille. Le 17 juin au matin, le maréchal de Villars a la surprise de constater la disparition des troupes ennemies. Malbrouck s'en est allé en laissant le souvenir d'une chanson enfantine et son nom à ce château : "Malbrouck s'en va-t-en guerre"


De 1705 à nos jours

Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle, et à mesure que ses différents propriétaires se succèdent, le château devient une exploitation agricole. A cette période, l'histoire de la seigneurie de Meinsberg est celle d’un lent démembrement des terres et de la ruine progressive du château. Cet état suscite néanmoins l’intérêt des érudits tout au long du XIXe siècle. Le classement du château "Monuments historiques" en 1930, l’intérêt que lui porte le Conseil Général de la Moselle, ainsi que plusieurs propositions de restauration le transforment petit à petit en élément du patrimoine. Hélas, les obus de 1945 achèvent de ruiner l’édifice et aucun projet de restauration à titre de dommages de guerre ne sera mis en œuvre. Le château est abandonné et livré au pillage.

En 1975, le Conseil Général de la Moselle décide de sauvegarder ce patrimoine et rachète le château. S'en suivent des années d'études archéologiques, historiques et architecturales du monument, qui aboutissent en 1989 à ce qui sera l'un des plus importants chantiers de restauration de Monument historique en France. Cette restauration exemplaire a permis de redonner vie au Château de Malbrouck en lui conférant une nouvelle fonction : celle d'être un lieu patrimonial vivant où la culture y trouve toute sa place.

La restauration du Château

1-1-2TSavant

Dès 1931, la charte d'Athènes posait les bases d'un vaste mouvement de réflexion sur la conservation du patrimoine. Les problèmes de préservation et de restauration devenant de plus en plus complexes, il apparut nécessaire aux professionnels d'approfondir et d'élargir cette réflexion. Ainsi en mai 1964, la charte de Venise fut adoptée lors du deuxième congrès international des architectes en chef des monuments historiques. Depuis cette date, ce texte est la référence en matière de restauration du patrimoine bâti. L'article 9 de cette charte est très explicite : "La restauration est une opération qui doit garder un caractère exceptionnel. Elle a pour but de conserver et de révéler les valeurs esthétiques et historiques du monument et se fonde sur le respect de la substance ancienne et de documents authentiques. Elle s'arrête là où commence l'hypothèse. Sur le plan de reconstruction conjoncturelle, tout travail de complément reconnu indispensable pour raisons esthétiques ou techniques relève de la composition architecturale et doit porter la marque de notre temps. La restauration doit toujours être précédée et accompagnée d'une étude architecturale du monument."

Comment peut-on restituer sur la base d'hypothèses, les parties détruites d'un édifice ? Le parti adopté pour le Château a été de compléter les lacunes de parement par du moellonnage de petit appareil, s'opposant au gros appareil de la ruine. Cette technique exprime clairement l'intervention architecturale sans rompre pour autant l'unité du Château. Les couvertures ont été restituées en "ardoises Schuppen", conformément aux découvertes archéologiques.

Sur la base du projet établi par Michel Goutal, architecte en chef des Monuments historiques, et validé par la commission supérieure des monuments historiques, le chantier démarre en 1989. Cinq tranches de travaux s'enchaîneront, la dernière se terminant en 1998. Ces travaux ont permis de faire travailler en permanence sur le site même une dizaine de corps de métiers différents, soit environ une quarantaine d'ouvriers qualifiés.

Architecture

Construit à la fin du Moyen Âge,
le Château de Malbrouck présente une architecture unique.
Depuis sa position dominante surplombant la vallée de Manderen,
il a fière allure avec ses quatre tours flanquées de hautes murailles.
Mais sommes-nous vraiment en présence d’un château fort ?


Morphologie et plan d'ensemble

1-1-3aerien

Perché sur la colline du Meinsberg, le Château de Malbrouck est axé nord-sud et a des dimensions d’importance relative : 50 m pour la façade sud, 66 m pour celle de l’est, 68 m pour celle de l’ouest, et 49 m pour la face nord.

Il possède quatre tours, dont trois carrées et une ronde à pan coupé, chacune flanquée d’une tourelle d’escalier et reliées entre elles par des murs de courtine d’une hauteur de 12 à 18 m : 

  • la Tour de la Lanterne, au nord-est, doit son nom à la lanterne surmontant la toiture. C’est la plus massive et la plus importante par ses dimensions et c’est dans cette tour que Jacques de Sierck fut sacré archevêque de Trèves ;
  • la Tour de la Sorcière située au sud-est ;
  • la Tour du Rocher Chauve située au sud-ouest ;
  • la Tour des Dames, au nord-ouest, est la plus haute et la seule tour ronde du château ;
  • un logis seigneurial s’appuie sur la courtine ouest.


Les éléments défensifs du Château

1-1-3drapeauxentree

Le Château de Malbrouck possède de nombreux organes de défense. Au nord, l’entrée du Château est protégée par une barbacane, un pont mobile, un fossé et un châtelet. L’accès à la cour intérieure est défendu par un porche en saillie et une archère canonnière permet de battre l’axe d’entrée.
La tour des Dames est équipée de mâchicoulis donnant à la fois à l’extérieur et à l’intérieur du château. L’épaisseur des murs constitue aussi un moyen de défense efficace, surtout pour la partie nord : la tour de la Lanterne et sa courtine nord-est possèdent des murs d’une épaisseur de 4,80 m.
Des ouvertures de tir sont présentes dans les quatre tours et la tour de la Lanterne possède des chambres de tir adaptées aux armes à feu. Les escaliers du Château tournent à l’envers. Ce dispositif est lié à une nécessité de défense et permet au défenseur droitier d’être le mieux placé pour frapper.


Les "éléments résidentiels" du Château

Les trois tours carrées du Château sont faciles à aménager et à vivre. Elles sont toutes équipées de cheminées et de latrines. Le logis, bâtiment d’habitation par excellence, comprend une vaste cuisine. Plusieurs fours domestiques ont été découverts lors des fouilles archéologiques. Enfin, le château possède de nombreux éléments décoratifs, comme les cheminées sculptées, les fenêtres et les portes décorées, les mâchicoulis décoratifs, etc.
 

Tous les informations collectées à ce jour permettent de penser que le Château de Meinsberg n’est pas véritablement un château fort, forme architecturale qui ne se construit plus en Lorraine depuis le XIVe siècle. Même s’il a l’allure d’une forteresse et qu’il peut soutenir de brèves attaques, il apparaît mal adapté aux longs sièges. Le Château de Meinsberg est à l’évidence un château résidentiel mais aussi le symbole de la puissance de la famille de Sierck et de son constructeur le Comte Arnold VI de Sierck.

 

bandeauheros

pinpointCHÂTEAU DE MALBROUCK57480 MANDEREN

phoneTEL : 00 33 (0)3 87 35 03 87

kids

Entrée à 5 €
 

Tarifs 2017

plannerVigipirate

En matière de protection des zones accueillant du public , une attention particulière est portée au contrôle des accès. (sacs, cabats, valise etc.)
Toute personne refusant un contrôle d’accès se verra interdire l’accès à l’établissement.

logo

Copyright © 2015
Tous droits réservés
Conseil Départemental de la Moselle

1, Rue du Pont Moreau
CS 11096
57036 Metz CEDEX 01

Nous contacter

logo-malb-black     logo-mh

Château de Malbrouck
57480 MANDEREN
Tél : +33(0)3 87 35 03 87
Fax : +33(0)3 87 35 02 69

Plan du site - Mentions légales - Espace Presse